Il existe deux grandes catégories. Un soft fork resserre les règles de manière rétrocompatible, si bien que les nœuds n'ayant pas mis à jour leur logiciel peuvent quand même reconnaître comme valides les blocs produits selon les nouvelles règles. Un hard fork modifie les règles d'une manière qui n'est pas rétrocompatible, ce qui signifie que les nœuds mis à jour et non mis à jour ne peuvent plus s'accorder sur ce qui constitue une chaîne valide. Si le réseau n'adopte pas unanimement les nouvelles règles d'un hard fork, la blockchain peut se scinder définitivement en deux réseaux distincts, chacun poursuivant son propre historique de transactions à partir du point de scission et, souvent, avec sa propre pièce distincte.
Les forks surviennent pour diverses raisons : mises à jour de protocole routinières ajoutant des fonctionnalités ou corrigeant des problèmes, ou véritables désaccords au sein d'une communauté quant à l'orientation future du réseau. C'est une partie normale de l'évolution des protocoles blockchain ouverts, et non en soi un signe de problème. Cela dit, les détenteurs d'une pièce au moment d'un hard fork contesté peuvent se retrouver, par la suite, avec un solde sur deux chaînes distinctes, et l'accès ou l'utilisation des pièces sur chacune des chaînes résultantes dépend du choix des portefeuilles et des plateformes d'échange de les prendre en charge ou non.
Du point de vue de l'utilisateur, les plateformes d'échange et les fournisseurs de portefeuilles décident généralement quelle chaîne résultante répertorier et prendre en charge après un hard fork contesté, et cette décision détermine souvent la facilité avec laquelle une personne peut réellement accéder et utiliser les pièces de chaque côté de la scission. Les mises à jour logicielles réalisées sous forme de soft forks, en revanche, se déploient généralement sans créer de chaîne concurrente du tout, puisque les nœuds n'ayant pas encore effectué la mise à jour peuvent continuer à suivre le réseau sous les règles resserrées plutôt que d'être poussés vers une version incompatible du réseau.
Points clés
- Un fork est une modification des règles d'une blockchain, allant d'une mise à jour routinière rétrocompatible à une scission complète en deux réseaux distincts.
- Un hard fork n'est pas rétrocompatible et peut créer deux chaînes distinctes si le réseau n'adopte pas unanimement les nouvelles règles.
- Les forks sont une partie normale de l'évolution des protocoles blockchain ouverts et n'indiquent pas automatiquement un problème avec un réseau.
Fork — foire aux questions
Quelle est la différence entre un soft fork et un hard fork ?
Un soft fork resserre les règles d'une manière que les logiciels plus anciens peuvent toujours reconnaître comme valide, tandis qu'un hard fork modifie les règles d'une manière incompatible avec les logiciels plus anciens, ce qui peut scinder le réseau en deux chaînes distinctes.
Est-ce que je perds mes pièces lors d'un fork ?
Généralement non. Lors d'un hard fork contesté, les détenteurs se retrouvent généralement avec un solde équivalent sur les deux chaînes résultantes, bien que l'accès et l'utilisation des pièces de chaque chaîne dépendent de la prise en charge par les portefeuilles et les plateformes d'échange.
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